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[[Lortac]] est le pseudonyme du scénariste, animateur, dessinateur et romancier [[Robert Collard]].
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| '''LORTAC'''
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'''Lortac''' (Cherbourg, 19 novembre 1884 - Paris, 1<sup>er</sup> janvier 1973)&nbsp;&nbsp;Pseudonyme du scénariste, animateur, dessinateur et romancier '''Robert Collard'''.


Il est né le 19 novembre 1884 à Cherbourg.
== Biographie ==
D'après l'article du site ''Bédés d'Antan''


Oeuvres BD :
Son père le destine à une carrière militaire mais, à 16 ans, son tempérament indiscipliné le fait renvoyer opportunément du Prytanée de la Flèche. Il commence alors des études de peinture dans un atelier des beaux-arts de Paris. De 1906 à 1914, il collabore à des journaux comme dessinateur-caricaturiste. Il croque sur le vif les acteurs, pour illustrer les comptes-rendus de pièces.
*[[Demonax]] ([[Gavroche]], 1941)
 
*Bibi Fricotin
En 1914, il met en chantier ''Le Savant Microbus et son automate'', un film comique avec acteurs dans la veine du cinéma muet de l'époque, quand la guerre de 14-18 est déclarée. Le tournage est  terminé à la hâte (en août 1914), et il part pour le front. Blessé en 1915 (une épaule arrachée par un obus) il est réformé et dès son rétablissement, il se met à réaliser des films de pantins animés pour inciter les civils à acheter des bons de la Défense Nationale. Il s'agit de courtes bandes insérées dans les actualités "Eclair-journal". C'est à cette époque qu'il rencontre Emile Cohl et collabore avec lui. Le cabinet Clémenceau l'envoie aux États-Unis présenter une exposition d'artistes français mobilisés, en vue de récolter des fonds pour la guerre. C'est là qu'il découvre avec émerveillement les bandes dessinées de Winsor McCay dans le "New York Herald" et les studios de dessins animés américains.  
*Les Pieds Nickelés
À son retour en 1919, il fonde sa propre société de production et, après avoir réalisé quelques dessins animés de fiction humoristiques peu rentables, il choisit de s'orienter vers le dessin animé publicitaire. Ses fictions sont adaptées, tronçonnées, pour être diffusées en format 9,5mm, l'ancêtre du Super 8, le ''cinéma à la maison''. Ces petits films sont distribués par "Pathé Baby".
*[[Kromagoul]] (dans Ardan)
*[[Rudy le justicier]] (dessin de Le Rallic) dans "Aventures-Films"
*[[Moha]] (dessiné par Gosslein et Niezab dans [[Tarou]])
*[[Fulguros]] (avec Brantonne)
*[[Tetar-Zan]] (par Mat)
*[[Vigor]] ([[Robet Giordan]])
*[[Méteor]] ([[Raoul_Giordan|Raoul Giordan]])
un extrait du site '''Bédés d'Antan''' :
" Son père le destinait à une carrière militaire mais, à 16 ans, son tempérament indiscipliné le fit renvoyer opportunément du Prytanée de la Flèche. Il commença alors des études de peinture dans un atelier des Beaux-Arts de Paris. De 1906 à 1914, il collabora à des journaux comme dessinateur-caricaturiste. Il croquait sur le vif les acteurs, pour illustrer les comptes-rendus de pièces.
En 1914, il avait mis en chantier "Le savant Microbus et son automate", un film comique avec acteurs dans la veine du cinéma muet de l'époque, quand la guerre de 14-18 fut déclarée. Le tournage fut terminé à la hâte (en Août 1914), et il partit sur le front. Blessé en 1915 (une épaule arrachée par un obus) il fut réformé et dès son rétablissement, il se mit à réaliser des films de pantins animés pour inciter les civils à acheter des bons de la Défense Nationale. Il s'agissait de courtes bandes insérées dans les actualités "Eclair-journal." C'est à cette époque qu'il rencontra Emile Cohl et collabora avec lui. Le cabinet Clémenceau l'envoya aux Etats-Unis présenter une exposition d'artistes français mobilisés, en vue de récolter des fonds pour la guerre. C'est là qu'il découvrit avec émerveillement les bandes dessinées de Winsor McCay dans le New York Herald et les studios de dessins animés américains.  
A son retour en 1919, il fonda sa propre société de production et, après avoir réalisé quelques dessins animés de fiction humoristiques peu rentables, il choisit de s'orienter vers le dessin animé publicitaire. Ses fictions seront adaptées, tronçonnées, pour être diffusées en format 9,5mm, l'ancêtre du Super 8, le "cinéma à la maison". Ces petits films furent distribués par "Pathé Baby".


En 1921, il répondit à une commande de deux amateurs genevois, Peyrot et Ehrenhold, initiateurs d'un film consistant à animer la bande dessinée de Rodolphe Toepfer (1799-1846) "Monsieur Vieuxbois". Le film fut produit par Pencil Film et réalisé par les parisiens Lortac et Cavé. Ce fut découvert et restauré par la Cinémathèque suisse à la suite des recherches faites par son conservateur Freddy Buache. Il dure 35 minutes et est une adaptation très fidèle du livre de Toepfer, composé de 3 épisodes des aventures amoureuses de Monsieur Vieuxbois.  
En 1921, il répond à une commande de deux amateurs genevois, Peyrot et Ehrenhold, initiateurs d'un film consistant à animer la bande dessinée de Rodolphe Toepfer (1799-1846) ''Monsieur Vieuxbois''. Le film est produit par Pencil Film et réalisé par les parisiens Lortac et Cavé. C'est découvert et restauré par la Cinémathèque suisse à la suite des recherches faites par son conservateur Freddy Buache. Il dure 35 minutes et est une adaptation très fidèle du livre de Toepfer, composé de 3 épisodes des aventures amoureuses de Monsieur Vieuxbois.  
Sa maison de Montrouge (1926) devint le premier studio de dessins animés en Europe avec entre 10 et 15 collaborateurs et 5 caméras. Il utilisait banc-titre, poupées animées, prises de vues réelles. Il tournait aussi des documentaires et des films techniques et éducatifs. Lortac eut pour collaborateurs Cheval, Jodelet, Landelle, Maleva, Quésada, Poulbot, Raymond Savignac, Leiritz, Hémard, etc, et travailla occasionnellement avec Emile Cohl ou Raoul Guérin. Il forma également Antoine Payen et André Rigal dont les noms s'imposèrent plus tard.
Sa maison de Montrouge (1926) devient le premier studio de dessins animés en Europe avec entre 10 et 15 collaborateurs et 5 caméras. Il utilise banc-titre, poupées animées, prises de vues réelles. Il tourne aussi des documentaires et des films techniques et éducatifs. Lortac a pour collaborateurs Cheval, Jodelet, Landelle, Maleva, Quésada, Poulbot, Raymond Savignac, Leiritz, Hémard, etc. et travaille occasionnellement avec Emile Cohl ou Raoul Guérin. Il forme également Antoine Payen et André Rigal dont les noms s'imposeront plus tard.


A partir de 1922, il lança le "Canard en ciné" "premier journal gai de dessins animés assaisonné par l'Atelier Lortac" : ces courts films d'animation commentaient l'actualité de façon amusante et impertinente. Pathé les distribuait en salle en même temps que les actualités. En 1936, la crise ralentit les affaires et la publicité périclita.  
À partir de 1922, il lance le "Canard en ciné" "premier journal gai de dessins animés assaisonné par l'Atelier Lortac" : ces courts films d'animation commentent l'actualité de façon amusante et impertinente. Pathé les distribue en salle en même temps que les actualités. En 1936, la crise ralentit les affaires et la publicité périclite. Au moment où Lortac commence son activité cinématographique, la révolution technologique bouleverse la vie et l'imaginaire des gens. L'apparition des premières automobiles, les records de vitesse, les avions défiant les lois de la gravité, les progrès dans tous les domaines fascinent et effrayent en même temps. Lortac traite le thème de la modernité sur le mode humoristique : l'automatisation, les aspects à la fois pratiques et dangereux (pouvant se retourner contre leur créateur) de toutes ces inventions. ''Le savant Microbus et son automate'' met en scène un robot, ''La maison automatique'' montre comment un savant a automatisé sa demeure pour remplacer les domestiques (le même thème a été traité en film par E. Cohl). ''Les déboires d'un piéton'', ''En vitesse'' et ''Un horrible cauchemar'' expriment les sentiments très mitigés des contemporains (attrait et peur mêlés) au sujet des voitures. Il "invente" la publicité en dessins animés, il en fait de petites fictions drôles qui créent la surprise au moment de la citation du produit. Alain Resnais se souvient d'avoir vu ''L'invention du Pr Mécanicas'', il conseille à Sabine Azéma d'en utiliser un extrait pour son film documentaire sur Lewis Caroll.
Au moment où Lortac commence son activité cinématographique, la révolution technologique bouleverse la vie et l'imaginaire des gens. L'apparition des premières automobiles, les records de vitesse, les avions défiant les lois de la gravité, les progrès dans tous les domaines fascinent et effrayent en même temps.  
Lortac traite le thème de la modernité sur le mode humoristique : l'automatisation, les aspects à la fois pratiques et dangereux (pouvant se retourner contre leur créateur) de toutes ces inventions. "Le savant Microbus et son automate" met en scène un robot, "La maison automatique" montre comment un savant a automatisé sa demeure pour remplacer les domestiques (le même thème a été traité en film par E. Cohl). "Les déboires d'un piéton", "En vitesse" et "Un horrible cauchemar" exprime les sentiments très mitigés des contemporains (attrait et peur mêlés) au sujet des voitures.  
Il "inventa" la publicité en dessins animés, il en fit de petites fictions drôles qui créaient la surprise au moment de la citation du produit.  
Alain Resnais se souvenait d'avoir vu "L'invention du Pr Mécanicas", il a conseillé à Sabine Azéma d'en utiliser un extrait pour son film documentaire sur Lewis Caroll.


Après trente années de production continue, la Seconde Guerre mondiale venue, Lortac vendit son matériel de cinéma et s'adonna à l'écriture de scénarios de bandes dessinées et de livres policiers. En tant que scénariste de bandes dessinées, il se spécialise plus particulièrement dans le domaine de la science-fiction, et ce dès ses débuts. C'est ainsi que, dans Gavroche, en 1941, il crée Démonax et Fulguros. Parmi ses oeuvres les plus célèbres on relève des séries comme : Bibi Fricotin (dessins de Pierre Lacroix), Bicot (dessins de ), Les Pieds Nickelés (dessins de Pellos), Météor aux éditions Artima (dessins de R. Giordan) enfin tout ce que dans les universités on appelle de la "paralittérature". Et dans cette branche, ce fut un auteur très, très prolifique avec des histoires souvent d'une grande qualité."
Après trente années de production continue, la Seconde Guerre mondiale venue, Lortac vend son matériel de cinéma et s'adonne à l'écriture de scénarios de bandes dessinées et de livres policiers. En tant que scénariste de bandes dessinées, il se spécialise plus particulièrement dans le domaine de la science-fiction, et ce dès ses débuts. C'est ainsi que, dans Gavroche, en 1941, il crée Démonax et Fulguros. Parmi ses œuvres les plus célèbres on relève des séries comme : [[Bibi Fricotin]] (dessins de [[Pierre Lacroix]]), Bicot, Les Pieds Nickelés (dessins de [[René Pellos|Pellos]]), [[Météor]] aux éditions Artima (dessins de [[Raoul Giordan]]) enfin tout ce que dans les universités on appelle de la "paralittérature". Et dans cette branche, c'est un auteur très, très prolifique avec des histoires souvent d'une grande qualité.
 
== Œuvres BD ==
*[[Demonax]] ([[Gavroche]], 1941)
*[[Bibi Fricotin]]
*[[Les Pieds Nickelés]]
*[[Kromagoul]] (dans [[Ardan]])
*[[Rudy le justicier]] (dessin de d'[[Étienne Le Rallic]]) dans [[Aventures Film]]
*[[Moha]] (dessiné par [[André Gosselin]] puis [[Gaston Niezab]]) dans [[Tarou]]
*[[Fulguros]] (avec [[René Brantonne]])
*[[Tétar-Zan]] (par [[Mat]])
*[[Vigor (série)|Vigor]] ([[Robert Giordan]])
*[[Météor]] ([[Raoul Giordan]])


Lortac s'est éteint le 1er janvier 1973.
== Lien externe ==
== Lien externe ==
*http://www.bd-nostalgie.org/DIVERS/02_auteurs_Lortac.htm
*http://www.bd-nostalgie.org/DIVERS/02_auteurs_Lortac.htm
==Auteur de l'article==
==Auteur de l'article==
Fabrice Castanet
Fabrice Castanet


[[catégorie : dessinateur]] [[catégorie : scénariste]]
[[Catégorie:Dessinateur]] [[Catégorie:Scénariste]] [[Catégorie:France]]

Dernière version du 11 mars 2024 à 00:15

LORTAC

Lortac (Cherbourg, 19 novembre 1884 - Paris, 1er janvier 1973)  Pseudonyme du scénariste, animateur, dessinateur et romancier Robert Collard.

Biographie

D'après l'article du site Bédés d'Antan

Son père le destine à une carrière militaire mais, à 16 ans, son tempérament indiscipliné le fait renvoyer opportunément du Prytanée de la Flèche. Il commence alors des études de peinture dans un atelier des beaux-arts de Paris. De 1906 à 1914, il collabore à des journaux comme dessinateur-caricaturiste. Il croque sur le vif les acteurs, pour illustrer les comptes-rendus de pièces.

En 1914, il met en chantier Le Savant Microbus et son automate, un film comique avec acteurs dans la veine du cinéma muet de l'époque, quand la guerre de 14-18 est déclarée. Le tournage est terminé à la hâte (en août 1914), et il part pour le front. Blessé en 1915 (une épaule arrachée par un obus) il est réformé et dès son rétablissement, il se met à réaliser des films de pantins animés pour inciter les civils à acheter des bons de la Défense Nationale. Il s'agit de courtes bandes insérées dans les actualités "Eclair-journal". C'est à cette époque qu'il rencontre Emile Cohl et collabore avec lui. Le cabinet Clémenceau l'envoie aux États-Unis présenter une exposition d'artistes français mobilisés, en vue de récolter des fonds pour la guerre. C'est là qu'il découvre avec émerveillement les bandes dessinées de Winsor McCay dans le "New York Herald" et les studios de dessins animés américains. À son retour en 1919, il fonde sa propre société de production et, après avoir réalisé quelques dessins animés de fiction humoristiques peu rentables, il choisit de s'orienter vers le dessin animé publicitaire. Ses fictions sont adaptées, tronçonnées, pour être diffusées en format 9,5mm, l'ancêtre du Super 8, le cinéma à la maison. Ces petits films sont distribués par "Pathé Baby".

En 1921, il répond à une commande de deux amateurs genevois, Peyrot et Ehrenhold, initiateurs d'un film consistant à animer la bande dessinée de Rodolphe Toepfer (1799-1846) Monsieur Vieuxbois. Le film est produit par Pencil Film et réalisé par les parisiens Lortac et Cavé. C'est découvert et restauré par la Cinémathèque suisse à la suite des recherches faites par son conservateur Freddy Buache. Il dure 35 minutes et est une adaptation très fidèle du livre de Toepfer, composé de 3 épisodes des aventures amoureuses de Monsieur Vieuxbois. Sa maison de Montrouge (1926) devient le premier studio de dessins animés en Europe avec entre 10 et 15 collaborateurs et 5 caméras. Il utilise banc-titre, poupées animées, prises de vues réelles. Il tourne aussi des documentaires et des films techniques et éducatifs. Lortac a pour collaborateurs Cheval, Jodelet, Landelle, Maleva, Quésada, Poulbot, Raymond Savignac, Leiritz, Hémard, etc. et travaille occasionnellement avec Emile Cohl ou Raoul Guérin. Il forme également Antoine Payen et André Rigal dont les noms s'imposeront plus tard.

À partir de 1922, il lance le "Canard en ciné" "premier journal gai de dessins animés assaisonné par l'Atelier Lortac" : ces courts films d'animation commentent l'actualité de façon amusante et impertinente. Pathé les distribue en salle en même temps que les actualités. En 1936, la crise ralentit les affaires et la publicité périclite. Au moment où Lortac commence son activité cinématographique, la révolution technologique bouleverse la vie et l'imaginaire des gens. L'apparition des premières automobiles, les records de vitesse, les avions défiant les lois de la gravité, les progrès dans tous les domaines fascinent et effrayent en même temps. Lortac traite le thème de la modernité sur le mode humoristique : l'automatisation, les aspects à la fois pratiques et dangereux (pouvant se retourner contre leur créateur) de toutes ces inventions. Le savant Microbus et son automate met en scène un robot, La maison automatique montre comment un savant a automatisé sa demeure pour remplacer les domestiques (le même thème a été traité en film par E. Cohl). Les déboires d'un piéton, En vitesse et Un horrible cauchemar expriment les sentiments très mitigés des contemporains (attrait et peur mêlés) au sujet des voitures. Il "invente" la publicité en dessins animés, il en fait de petites fictions drôles qui créent la surprise au moment de la citation du produit. Alain Resnais se souvient d'avoir vu L'invention du Pr Mécanicas, il conseille à Sabine Azéma d'en utiliser un extrait pour son film documentaire sur Lewis Caroll.

Après trente années de production continue, la Seconde Guerre mondiale venue, Lortac vend son matériel de cinéma et s'adonne à l'écriture de scénarios de bandes dessinées et de livres policiers. En tant que scénariste de bandes dessinées, il se spécialise plus particulièrement dans le domaine de la science-fiction, et ce dès ses débuts. C'est ainsi que, dans Gavroche, en 1941, il crée Démonax et Fulguros. Parmi ses œuvres les plus célèbres on relève des séries comme : Bibi Fricotin (dessins de Pierre Lacroix), Bicot, Les Pieds Nickelés (dessins de Pellos), Météor aux éditions Artima (dessins de Raoul Giordan) enfin tout ce que dans les universités on appelle de la "paralittérature". Et dans cette branche, c'est un auteur très, très prolifique avec des histoires souvent d'une grande qualité.

Œuvres BD

Lien externe

Auteur de l'article

Fabrice Castanet